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Gaudium Mundi | Cambodian Dictatorship?

Par le P. Ashley Evans, sj.

 

By comparing and contrasting two video documentaries, we might be better able to understand the social and psychological forces currently shaping the evolution of Cambodian society.

In this blog, I would like to compare and contrast two foreign documentaries on the social, economic and political changes in Cambodia.

 

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(lire la suite sur le blog du P. Ashley Evans)

Cambodge Mag | Photographie : Ambiance de mousson

Couleurs et ombres noires avant l’orage avec cette série de quatre photographies prise pendant la mousson quelques minutes avant l’orage et l’averse. Pris à Siem Reap, Cambodge par Christophe Gargiulo.

Challenges | Cambodge : Réunion de l'Assemblée nationale le 5 septembre

(Prak Chan Thul; Danielle Rouquié pour le service français)

 

PHNOM PENH (Reuters) - Les députés cambodgiens se réuniront le 5 septembre et un premier conseil des ministres aura lieu deux jours plus tard, a annoncé mercredi le Premier ministre Hun Sen, après la victoire controversée de son parti aux élections législatives du mois dernier.

Les députés cambodgiens se réuniront le 5/09 et un premier conseil des ministres aura lieu deux jours plus tard, a annoncé mercredi le Premier ministre Hun Sen après la victoire controversée de son parti aux élections législatives du mois dernier.
Les députés cambodgiens se réuniront le 5/09 et un premier conseil des ministres aura lieu deux jours plus tard, a annoncé mercredi le Premier ministre Hun Sen après la victoire controversée de son parti aux élections législatives du mois dernier.

La séance d'ouverture de l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement bicaméral, sera présidée par le roi Norodom Sihamoni, a déclaré Hun Sen devant plusieurs milliers d'ouvriers de la province de Kampong Speu, à 50 km de la capitale, Phnom Penh.

 

Sans attendre l'annonce des résultats officiels, prévue à la mi-août, le Parti du peuple cambodgien de Hun Sen dit avoir remporté la totalité des 125 sièges de l'Assemblée lors du vote du 29 juillet.

 

Ce scrutin, le sixième du pays depuis le rétablissement de la démocratie en 1993, fait suite à la dissolution du principal parti d'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), et à une vague de répression à l'encontre de militants, des médias indépendants et d'opposants politiques.

 

Le dirigeant du PSNC, Kem Sokha, a été arrêté et placé en détention provisoire en septembre dernier sur des accusations de trahison. Il attend toujours d'être jugé.

Cambodge, Khmer, Kampuchéa... de quoi on parle ?

Récemment, j'ai consulté un site internet qui parlait du régime des Khmers rouges en parlant simplement du "Régime khmer"... et je me suis rendu compte que pour beaucoup, "khmer" et "khmers rouges", ça veut dire la même chose ! Alors précisons un peu les choses, car dire "Régime khmer" pour parler du "Régime des Khmers rouges", c'est un peu comme dire "Régime français" pour parler de Vichy, ou "Régime allemand" pour parler du nazisme !

 

Quand les Cambodgiens parlent de leur pays, ils l'appellent ព្រះរាជាណាចក្រកម្ពុជា (qui se prononce Preah Reachinatcha Kampuchéa) c'est-à-dire "Royaume du Cambodge". Kampuchéa, c'est donc le vrai nom de ce pays que les Français ont transformé en "Cambodge"... pour ensuite appeler ses habitants "Cambodgiens".

 

Parfois, les Cambodgiens parlent de leur pays en disant ស្រុកខ្មែរ  (Srok Khmer), c'est-à-dire le "Pays des Khmers". En effet, les Khmers, c'est le groupe ethnique majoritaire du royaume (85,4 %). Ainsi, l'immense majorité des habitants du Cambodge sont des Khmers.

 

Le Parti Communiste cambodgien, dirigé par Pol Pot, a pris le pouvoir en 1975 et instauré le "Kampuchéa Démocratique", qui a duré jusqu'à l'invasion vietnamienne de la fin 1978. D'où vient l'appellation "Khmers rouges" ? Ce nom leur a été donné par le roi Norodom Sihanouk, en faisant une allusion évidente à la couleur des drapeaux communistes.

 

 

Sources : Wikipédia

Reuters | Pékin met en garde contre toute ingérence étrangère au Cambodge

PEKIN (Reuters) - Un haut responsable chinois a félicité jeudi le Premier ministre cambodgien Hun Sen pour la victoire de son parti aux élections législatives de dimanche et mis en garde contre toute ingérence étrangère après les accusations de fraude de l'opposition et les critiques des pays occidentaux.

Un haut responsable chinois a félicité jeudi le Premier ministre Hun Sen pour la victoire de son parti aux élections législatives et mis en garde contre toute ingérence étrangère après les accusations de fraude de l'opposition (REUTERS/Samrang Pring)
Un haut responsable chinois a félicité jeudi le Premier ministre Hun Sen pour la victoire de son parti aux élections législatives et mis en garde contre toute ingérence étrangère après les accusations de fraude de l'opposition (REUTERS/Samrang Pring)

La Chine est partenaire économique et diplomatique le plus important du Cambodge.

 

Le Parti du peuple cambodgien (PCC) dirigé par Hun Sen, un ancien Khmer rouge, a annoncé avoir remporté les 125 sièges en lice lors des législatives, disputées sans le principal parti d'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), dissous l'an dernier. La vice-présidente du PSNC a qualifié ce scrutin de "mort de la démocratie".

 

Le conseiller d'Etat chinois Wang Yi, le diplomate de plus haut rang dans son pays, estime dans un communiqué que les élections ont été la manifestation du "soutien" et de la "confiance" du peuple cambodgien envers le PCC.

 

"La Chine a toujours résolument soutenu les efforts du Cambodge pour protéger sa souveraineté, son indépendance et sa stabilité, et s'oppose à toute ingérence de pays étrangers dans les affaires intérieures cambodgiennes", écrit-il.

 

Les Etats-Unis ont annoncé envisager d'infliger de nouvelles sanctions au gouvernement de Phnom Penh, dont des restrictions de visas pour certains ministres. L'Union européenne menace de son côté le Cambodge de sanctions économiques depuis que le PSNC a été interdit.

 

(Ben Blanchard; Tangi Salaün pour le service français)

La Croix | « Les paradoxes d’une élection non démocratique au Cambodge »

Propos recueillis par Dorian Malovic

 

TÉMOIGNAGE : Barthélémy Courmont, professeur à l’Université catholique de Lille et directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), a été observateur au Cambodge lors des élections législatives du 29 juillet. Celles-ci ont vu la large victoire du premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans.

Panneau d'affichage avec des portraits du Premier ministre cambodgien Hun Sen  et du président de l'Assemblée nationale Heng Samrin à Phnom Penh, au Cambodge, le 30 juillet 2018. / Mak Remissa / EPA /MaxPPP
Panneau d'affichage avec des portraits du Premier ministre cambodgien Hun Sen et du président de l'Assemblée nationale Heng Samrin à Phnom Penh, au Cambodge, le 30 juillet 2018. / Mak Remissa / EPA /MaxPPP

La Croix : Dans quel cadre et à quel titre avez-vous mené cette mission d’observation du scrutin législatif au Cambodge le 29 juillet ?

 

Barthélémy Courmont : Notre délégation française, composée de huit personnes, a été conduite par l’Institut de prospective et de sécurité en Europe (IPSE) dirigé par Emmanuel Dupuy, invité par l’Internationale démocrate centriste (IDC), dans laquelle figurait l’ancien président colombien Andrès Pastrada. Des parlementaires français auraient dû venir également, mais le Quai d’Orsay leur a dit qu’il n’était pas souhaitable de se rendre au Cambodge pour observer une parodie d’élection, prenant ainsi le parti de l’opposant franco-cambodgien Sam Rainsy qui avait appelé au boycott de ces élections. La plupart des pays européens n’ont envoyé personne.

 

Les États-Unis n’avaient pas non plus de délégation officielle. Mais il y avait sur place 200 représentants venus de 54 pays (dont la Chine et la Russie). Nous y étions en tant que citoyens, et mes confrères qui avaient déjà participé à de nombreuses missions d’observation dans le monde (c’était pour moi la première) n’étaient pas dupes du caractère non démocratique de ces élections. Nous savions que tout était joué d’avance. Mais être sur place en tant qu’observateur permet vraiment de voir le processus électoral en tant que tel. De fait, aller observer un processus électoral dans un pays démocratique ne représente aucun intérêt. À souligner aussi que le gouvernement cambodgien a pris tous les frais de voyage et de logement sur place.

 

Dans quelles conditions s’est déroulée votre mission sur place ?

 

B. C. : Dès notre arrivée, la Commission électorale nous a donné un badge d’observateur international qui nous permettait de nous rendre dans tous les bureaux de vote où nous souhaitions aller. Nous étions huit et avons formé quatre groupes de deux et ainsi nous avons pu visiter chacun une trentaine de bureaux de vote à Phnom Penh, soit près de 250 bureaux sur un total de 2000 dans la capitale.

 

Nous avons eu tous les accès possibles, aucun obstacle. Nous avons pu parler avec les responsables, les électeurs et les observateurs nationaux (80 000 dans tout le pays) issus de différents partis politiques, de représentants de la société civile et d’ONG. Franchement, le processus électoral s’est fait en conformité avec les lois en vigueur, de façon absolument transparente et avec une minutie étonnante. Un collègue qui a été aux États-Unis a pu constater que le processus était bien plus légaliste au Cambodge qu’au pays de l’Oncle Sam. Une présence policière minimale était déployée autour des bureaux de vote mais pas à l’intérieur et ça s’est déroulé de manière très bon enfant, sans tension ni aucune violence. Les gens n’avaient pas peur de parler non plus et montraient leur doigt encré (importée d’Inde), indélébile pendant dix jours. Nous avons également vu beaucoup de gens sans les doigts encrés qui n’avaient donc pas voté. Si on s’en tient au processus électoral seul, aucune irrégularité n’a été commise.

 

Quelle analyse faites-vous de ces élections législatives à l’issue de votre mission ?

 

B. C. : L’ensemble du processus est complexe et paradoxal. On peut se dire que sans opposition, l’enjeu était presque nul. Mais en étant sur place on remarque tout de même le décalage énorme qui existe entre ce qui est dit à l’étranger et la réalité sur place au Cambodge. L’appel au boycott de l’opposant Sam Rainsy est un demi-succès. Le taux de participation est proche de 80 % mais j’ai pu constater de nombreux votes blancs et nul, 17 % à Phnom Penh et 10 % en province seulement car la popularité de Hun Sen est plus forte à la campagne.

 

Ainsi, les votes en faveur de l’opposition (divisée et peu crédible) avec les blancs et nul, additionnés à l’abstention donne en réalité une victoire d’un peu plus de 50 % au parti de Hun Sen, ce n’est pas un score « brejnevien » en dépit du contrôle des médias et du système. Les Cambodgiens ne veulent pas massivement un pouvoir fort et un leader incontesté mais les jeunes ne sont pas enthousiastes, l’opposition n’offre rien de crédible, Sam Rainsy n’est pas très apprécié sauf par l’élite de la capitale. La seule chose que j’ai regrettée durant cette mission c’est de ne pas avoir pu aller dans les provinces et nous l’avons dit aux autorités. Ainsi ces élections n’ont pas été démocratiques mais le processus électoral irréprochable mais il n’y avait aucun intérêt pour le régime de falsifier ou truquer les élections puisqu’il allait gagner.

Le Point | Cambodge: Hun Sen célèbre sa victoire "claire comme le cristal" devant des milliers d'ouvriers

Par l'AFP

 

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a célébré jeudi devant des milliers d'ouvriers sa victoire "claire comme le cristal" lors des législatives très controversées du 29 juillet, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Hun Sen célèbre sa victoire "claire comme le cristal" devant des milliers d'ouvriers (AFP / TANG CHHIN Sothy)
Hun Sen célèbre sa victoire "claire comme le cristal" devant des milliers d'ouvriers (AFP / TANG CHHIN Sothy)

Il s'agissait de son premier discours depuis ce scrutin.

 

L'homme fort du Cambodge n'avait aucun compétiteur sérieux en l'absence de la principale force d'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), dissoute fin 2017.

 

Son mouvement, le Parti du peuple cambodgien (PPC), revendique avoir remporté l'ensemble des sièges à l'Assemblée nationale (125).

 

L'appel au boycott lancé par l'opposition avant le scrutin "a échoué. Plus de 82 % des Cambodgiens sont allés voter, cela montre qu'ils soutiennent le processus démocratique", a ajouté Hun Sen, déjà au pouvoir depuis 33 ans.

 

Quelques 6,9 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes dimanche. Mais, 600.000 bulletins "dégradés" ont dû être invalidés, selon la Commission électorale cambodgienne, un chiffre bien supérieur aux dernières élections de 2013.

 

Les partis d'opposition "méritent de mourir, s'ils sont vivants, la guerre pourrait éclater", a ajouté Hun Sen, brandissant un de ses thèmes de campagne favoris: la menace d'un retour au chaos dans le pays encore traumatisé par le régime khmer rouge, coupable d'un génocide qui a fait près de deux millions de morts dans les années 1970.

 

Hun Sen a annoncé qu'il formerait un nouveau gouvernement le 20 septembre au lendemain de la première réunion de la nouvelle assemblée législative.

 

A son habitude, il a distribué des enveloppes de 200 dollars aux ouvrières enceintes présentes à la réunion, promettant à tous les travailleurs venus y assister cinq dollars.

 

Si Pékin, fidèle allié du régime, qui a investi plus de 4,5 milliards d'euros ces cinq dernières années dans le royaume, a adressé ses "sincères félicitations" au gouvernement, les puissances occidentales ont unanimement condamné ces élections.

 

Washington les a qualifié de "revers le plus cinglant au système démocratique défini par la Constitution cambodgienne", Bruxelles déplorant des résultats qui "manquent de crédibilité", en l'absence de toute compétition électorale.

 

19 autres petits partis étaient en lice, mais aucun n'avait remporté de siège aux élections de 2013.

 

Le CNRP avait en revanche raflé 44 % des suffrages prenant le régime de court.

 

Sam Rainsy, le fondateur du CNRP, en exil en France pour échapper à la prison, a exhorté la communauté internationale à rejeter les résultats.

The Washington Post | Hun Sen plays hardball to keep his grip on Cambodia

By Grant Peck | AP

FILE - In this Sunday, July 29, 2018, file photo, Cambodian Prime Minister Hun Sen holds his ballot at a polling station in Takhmua, Kandal province, southeast of Phnom Penh, Cambodia. Determined to extend his 33 years as Cambodia’s strongman ruler, Prime Minister Hun Sen was not about to let an election derail what he believes is his destiny. The 65-year-old Hun Sen had declared he intends to stay in office for 10 more years, and Sunday’s general election victory by his Cambodian People’s Party should get him halfway to that goal. (Heng Sinith, File/Associated Press)

BANGKOK — Determined to extend his 33 years as Cambodia’s strongman ruler, Prime Minister Hun Sen was not about to let an election derail what he believes is his destiny.

 

The 65-year-old leader had declared he intends to stay in office for 10 more years, and Sunday’s general election victory by his Cambodian People’s Party should get him halfway to that goal.

 

The walkover win was a foregone conclusion, with the government-influenced courts having dissolved the only credible opposition party last year.

 

In his first public appearance since the election, Hun Sen shook hands and posed for pictures Wednesday while inaugurating a new ferry service between Phnom Penh and a nearby town. Speaking to reporters, he hailed what he called his government’s achievement of establishing “democracy and the process of peace.”

 

Chalk up another success for Asia’s most durable leader and the politics of guile and ruthlessness.

 

“Hun Sen is a born survivor,” said Sebastian Strangio, author of a 2014 biography. “He has been in power now for more than half his life. He is somebody who apparently has very few hobbies. He spends most of his time in the weighing and accumulation of power.”

 

He came from humble roots in the provinces. In the 1970s he joined Pol Pot’s Khmer Rouge as it battled to seize power. He lost his left eye in the final battle for Phnom Penh in 1975. But when a series of purges put his own life at risk he fled to Vietnam, returning to help oust his former comrades in 1979.

 

He rose quickly. By his late twenties he was installed as foreign minister by occupying Vietnamese forces, and in 1985, prime minister in a single-party communist regime.

 

When he lost a 1993 U.N.-supervised election to bring in multiparty democracy, he threatened war unless he was given a share of power. He got his way.

 

The arrangement of having two prime ministers proved unworkable. The partnership was broken up in 1997 by what some termed a coup by Hun Sen, whose forces co-opted, chased into exile or murdered his opponents after a few days of bloody fighting in and around the capital.

 

With the levers of state power again solely in his hands, Hun Sen began to master electoral democracy with Machiavellian skill. His party employed violence on occasion, but tactics such as divide and conquer ultimately proved more rewarding.

 

As strong economic growth buoyed his control, Hun Sen began to assume the mantle of statesman and prepared his sons — appointed to important military positions — to be his political successors. A daughter controls the country’s most important private television station.

 

Widespread land grabbing by Cambodian cronies and foreign investors triggered a tide of popular resentment and occasional violent resistance as the 2013 election approached. Heightened expectations among educated city dwellers included a desire for a freer society.

 

That election’s results put the opposition Cambodian National Rescue Party within striking distance of power, winning 55 seats in the National Assembly against the CPP’s 68, and 44 percent of the popular vote to the CPP’s 48 percent.

 

It was a wake-up call for Hun Sen, particularly as opposition supporters took to the streets to back their demand for a fairer share of power.

 

After buying time with largely symbolic concessions, a methodical campaign was launched to break the back of the opposition.

 

It included the beating of two CNRP lawmakers by an organized mob outside parliament, but relied mostly on the country’s tamed courts, mounting legal cases against the government’s foes to sideline them.

 

The CNRP’s two leaders were forced to stay abroad because of an old defamation conviction, and jailed pending trial for treason. The far-fetched allegation of plotting regime change with the backing of the United States was the basis for dissolving their party, banning more than 100 of its leaders from political activity for five years, and forcing out party members from national and local political offices. A crackdown on the media silenced other critical voices.

 

It was no more Mr. Nice Guy for Hun Sen, who had taken to projecting an avuncular image, especially on his Facebook page where he likes to post selfies of himself with other nation’s leaders. The opposition showed its strength again in local elections last year, and Hun Sen lashed out at his critics.

 

“Your tongue is the reason for war. If you still make insults and threats to kill, you have to prepare your coffin,” he said, according to the Cambodia Daily newspaper, since forced to close. “To protect the peace for millions of people, if necessary, 100 or 200 must be eliminated. Please listen carefully. ... Whoever intends to undermine peace will receive what you deserve.” Although the sharp criticisms he referred to were mostly from random social media postings, he pinned the blame on leaders of the CNRP.

 

Hun Sen in the run-up to the election hammered at the theme that his opponents were plotting a “color revolution,” referring to the popular uprisings in the former Soviet Union and Balkan states where intentions of installing Western-style democracy had instead a destabilizing effect.

 

Using violent language to drive home his point, he talked of eradicating his peaceful political opponents, occasionally employing a Cambodian word that translates as “smash,” but had been used by the Khmer Rouge as a euphemism for “kill,” or “exterminate.”

 

“He helped to overthrow the genocidal Khmer Rouge government in 1979, a fact that he believes gives his government the right to rule Cambodia in perpetuity,” said biographer Strangio. “And so Hun Sen sees himself — as befitting any leader who has been in power so long — he sees himself as indispensable to his country’s progress.”

Les Echos | Au Cambodge, la victoire sans risques de Hun Sen

Au pouvoir depuis trente trois ans, le Premier ministre annonce avoir remporté l'ensemble des sièges au Parlement. Il était face à une opposition muselée.

Hun Sen est au pouvoir depuis trente trois ans . Il a fait le vide autour de lui. (Heng Sinith/AP/SIPA)
Hun Sen est au pouvoir depuis trente trois ans . Il a fait le vide autour de lui. (Heng Sinith/AP/SIPA)

Sans surprise, le parti au pouvoir du Premier ministre Hun Sen a annoncé, lundi, avoir «remporté l'ensemble des sièges» au Parlement, soit 125 au total, au lendemain d'élections législatives entièrement contrôlées par le régime en l'absence de la principale force d'opposition. Inamovible, le Premier ministre, au pouvoir depuis trente trois ans, détient à ce titre le record de longévité en Asie.  

 

Dans les rues de la capitale, peu de gens acceptaient de s'exprimer. «Je prédis que la vie sera difficile pour les cinq années à venir», a relevé un vendeur de nourriture sous couvert d'anonymat. «Encore lui ! C'est désespérant», a soupiré un homme assis à la terrasse d'un café.

Opposition anéantie

Pour  l'homme fort du Royaume, il n'était pas question de retrouver en 2018 la situation qu'il a connue en 2013 où les électeurs, notamment les jeunes et les ouvriers du textile, avaient massivement voté pour l'opposition .  A cette époque, Sam Rainsy, fondateur du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), principale formation d'opposition, avait quitté la France où il était réfugié pour rentrer au pays faire campagne. Avec succès puisque son parti avait remporté 44% des sièges.

 

Cette année, l'atmosphère a bien changé car le scrutin s'est déroulé face à une opposition anéantie. Habitué des déclarations fracassantes et des phrases-choc, Hun Sen  avait promis «l'enfer» à ses opposants, les invitant à «préparer leurs cercueils» en cas de contestation et assurant vouloir se maintenir au pouvoir «encore pour les deux prochains mandats»

 

Pour éviter la prison, Sam Rainsy a donc fui le Cambodge pour la France d'où il a appelé à la «résistance passive» et demandé à ses partisans de «boycotter» ce scrutin, qu'il qualifie de «farce électorale». Son suppléant, Kem Sokha, emprisonné, a été accusé d'avoir tenté de renverser le régime avec le soutien de Washington. 

Pas moins de 80.000 policiers mobilisés

Plus encore en période électorale, Hun Sen est passé maître dans l'art de manier la carotte et le bâton. Dans un pays encore traumatisé par le régime des Khmers rouges, coupables dans les années 70 d'un génocide ayant fait près de deux millions de morts, il a pris l'habitude de distribuer des billets de banque en fin de meeting en se faisant appeler «Oncle».

 

Il a su tout autant créer un climat de peur et d'intimidation, mettant en garde depuis des mois contre  toute velléité de révolution. La police est prête à «empêcher tout acte de terrorisme et de chaos politique», a prévenu Chuon Sovann, chef de la police de Phnom Penh.  Dimanche, plus de 80.000 policiers ont été mobilisés. 

L'ombre de la Chine

A tort ou à raison, Hun Sen a montré une nervosité démesurée pour ce scrutin, malgré le soutien affiché de la Chine. Pékin a envoyé ses «observateurs internationaux», alors que  Washington et Bruxelles ont annulé toute aide à l'organisation du scrutin après la dissolution par la Cour suprême  du CNRP fin 2017. Depuis plusieurs années, le régime de Phnom Penh est aligné sur celui de Pékin qui multiplie les largesses et laisse ses entreprises participer activement au boom immobiliser dans la capitale.

La question des sanctions

Toute la question aujourd'hui est de savoir comment «la communauté internationale va réagir». Les observateurs se demandent si des sanctions commerciales et financières vont être prononcées à l'encontre du régime qui a bénéficié d'immenses programmes d'aides au développement pour soutenir sa marche vers l'économie de marché. «Pour la première fois depuis les élections organisées par l'ONU en 1993, le Cambodge n'a plus de gouvernement légitime reconnu comme tel par la communauté internationale», a souligné Sam Rainsy depuis la France où il s'est exilé pour échapper à la prison. 

Phnom Penh Post | Cambodia election 2018 Preliminary results