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Courrier de la Mayenne | Le Diocèse de Laval lance son synode

Article de Q. Lanvierge publié dans le Courrier de la Mayenne

Le Monde | « La renaissance culturelle du Cambodge est un travail de long terme »

 

Article de Adrien Le Gal du 22/05/2018

 

Phloeun Prim, organisateur du festival Cambodge, d’hier à aujourd’hui, qui se tient jusqu’au 27 mai à Paris et en région parisienne, souligne l’importance du dialogue entre les générations pour faire revivre la scène artistique de son pays.

Alors que le Cambodge connaît une forte répression politique, à quelques mois des élections législatives du 29 juillet, la culture demeure un espace de liberté, assure Phloeun Prim, directeur de l’ONG Cambodian Living Arts qui organise le festival Cambodge, d’hier à aujourd’hui – Season of Cambodia. Cette manifestation culturelle, qui se tient jusqu’au 27 mai, propose une série d’événements artistiques à Paris et en région parisienne pour découvrir le renouveau de la scène culturelle du pays, près de quarante ans après la chute du régime de Pol Pot, en 1979.

 

Plusieurs événements culturels présentés dans le cadre du festival font, directement ou non, référence aux Khmers rouges. Est-ce un paradoxe, alors que les jeunes Cambodgiens, nés dans les années 1990, n’ont connu ni cette période, ni la décennie de régime communiste qui a suivi ?

 

Presque quarante ans après les Khmers rouges, le Cambodge reste traversé par beaucoup de questions sur la mémoire. Dans les familles cambodgiennes, ce chapitre de l’Histoire n’est toujours pas discuté. C’est pour cela que les artistes de la nouvelle génération sont engagés dans cette recherche identitaire, ce retour vers le passé. C’est un travail qu’on n’achève réellement jamais. Dans le festival, nous cherchons d’ailleurs à engager fortement la diaspora cambodgienne, à jeter des ponts entre la génération qui a fui les Khmers rouges, et leurs enfants, qui n’ont pas connu cette époque. Aujourd’hui, en Europe et en France, on reçoit des dizaines de milliers de réfugiés venus d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan. Comment aborderont-ils cette question de la mémoire dans dix, vingt ou trente ans ? Pour eux aussi, la culture aura un rôle à jouer. Le Cambodge a été à l’avant-scène de ces communautés de réfugiés, qui revivent l’Histoire de leur pays, mais qui savent aussi avancer et créer.

 

A l’approche des élections législatives de juillet, le pays connaît une forte régression démocratique. Le principal parti d’opposition a été banni, son chef de file jeté en prison, les médias indépendants ont été fermés ou rachetés par des proches du pouvoir… La culture reste-t-elle un espace de liberté ?

 

Ce mouvement n’a pas touché directement la liberté d’expression des artistes. Néanmoins, sans parler d’autocensure, il existe chez eux une certaine retenue sur les sujets sensibles. Il n’y a pas réellement, au Cambodge, d’artistes militants, qui seraient à l’avant-poste des mouvements sociaux. Mais les artistes voient ce qui se passe dans le pays. C’est à eux qu’il revient de trouver les moyens d’exprimer des choses que les responsables politiques peuvent comprendre.

 

 

Les pays occidentaux doivent-ils remettre en cause la coopération culturelle avec le Cambodge ?

 

Je pense que la situation actuelle ne doit pas empêcher de créer. La renaissance culturelle du Cambodge est un travail de long terme, qui prendra du temps. Même les Khmers rouges, qui ont tué la plupart des artistes, n’ont pas réussi à éradiquer l’âme créative des Cambodgiens. Après la guerre, ainsi, les gens sont retournés au musée, ont ressorti les marionnettes traditionnelles… Par ailleurs, il serait faux de dire que le régime actuel serait hostile à toute forme d’expression artistique. Le mouvement de jeunesse du Parti du peuple cambodgien [PPC, au pouvoir], ainsi, organise de nombreuses manifestations culturelles. C’est une utilisation politique et nationaliste de la culture, bien entendu, mais celle-ci est plutôt sophistiquée et intelligente.

 

Une partie des artistes cambodgiens mis en avant par ce festival sont issus de la diaspora. Existe-t-il un décalage entre eux et les officiels cambodgiens ?

 

Oui, c’est évident. Les artistes engagés dans la renaissance cambodgienne se focalisent sur une expression contemporaine, alors que la priorité affichée par les officiels est la préservation du passé.

 

Il y a une dizaine d’années, le premier opéra rock cambodgien, Where Elephants Weep, porté par votre ONG, avait suscité des crispations…

 

Lors de la première, à Phnom Penh, de nombreux officiels étaient présents et avaient applaudi. Mais quand l’opéra rock a été diffusé à la télévision, le clergé bouddhiste a protesté, car on y voyait un bonze chanter. Peut-être que le public n’était pas prêt ? Peut-être que la diffusion à la télévision n’a pas permis de contextualiser l’œuvre ? Le gouvernement avait dû se poser en arbitre entre le clergé et nous, nous avons présenté nos excuses. Depuis, les productions culturelles ayant trait à la religion doivent théoriquement être validées avant leur diffusion.

 

Le festival met également en avant la musique pop cambodgienne des années 1960. Comment expliquer que ce genre, unique au monde, soit encore si méconnu ?

 

Pour beaucoup, même au Cambodge, notre histoire moderne a commencé après les Khmers rouges. Des jeunes Cambodgiens sont ainsi surpris de découvrir que le pays était partie prenante du foisonnement culturel des années 1960, avec les débuts du rock’n’roll, sous l’influence des fréquences radio américaines pendant la guerre du Vietnam. Mais lorsque Norodom Sihanouk est mort, en 2012, il y a eu un regain d’intérêt pour la culture du Sangkum Reastr Niyum [le nom du régime politique du prince Sihanouk, entre 1955 et 1970]. Les chansons de l’époque sont devenues virales, les jeunes ont voulu comprendre ce qu’avaient vécu leurs parents.

 

Quel est votre coup de cœur du festival ?

 

Je souhaite mentionner Bangsokol : un requiem pour le Cambodge, spectacle créé par le réalisateur Rithy Panh et le compositeur Him Sophy, formé à Moscou. Tous deux sont des survivants des Khmers rouges et font résonner la culture cambodgienne à travers le monde. C’est une œuvre complètement nouvelle, créée au Cambodge, qui fait revivre le pali, une langue qui n’est plus pratiquée à part par les bonzes. Elle vient rappeler que certains sont morts pour que d’autres survivent, et qu’entretenir la mémoire des morts permet de vivre, et de créer.

Ouest France | En Mayenne, un synode de deux ans pour bâtir l'avenir de l'Église

Article de Alan LE BLOA, publié le 21/05/2018

 

Ce lundi 21 mai s’ouvre un synode qui va durer deux ans. À l’issue de cette période de « communion », l’évêque de Laval, Mgr Thierry Scherrer, annoncera des orientations pour organiser la vie de l’Église.

Samedi, en la cathédrale de Laval, Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval, a célébré une messe qui a rassemblé 700 personnes, parmi lesquelles des prêtres, des responsables des paroisses, des représentants des communautés religieuses… Ce lundi s’ouvre un synode qui s’achèvera à Pontmain en 2020, pendant la fête de la Pentecôte. L’évêque de Laval y annoncera des orientations qui organiseront la vie de l’Église. En quatre questions, on explique en quoi consiste ce synode.

Le diocèse de Laval a lancé dimanche un synode. C’est quoi ?

Une longue période « de communion » et d’ouverture au cours de laquelle l’évêque « se donne les moyens » et le temps de l’écoute. « J’ai décidé que nous vivions un synode pour donner des orientations au diocèse pour les années à venir. Mais pour cela, j’ai besoin de vous tous. Je vous donne la parole. Prenez-la, chacun a quelque chose à dire. » Cette invitation lancée par l’évêque de Laval coïncide avec les célébrations de la Pentecôte. Le synode est une grande « consultation générale des catholiques ». Initié samedi soir à Laval, et dimanche dans les paroisses, ce « grand moment de respiration » va durer deux ans.

Quel est l’objectif du synode ?

Il s’agit avant tout de « préparer l’avenir de l’Église en Mayenne, son organisation, son service », résume le père Luc Meyer, secrétaire du synode. De « l’ajuster à un monde qui bouge » en « collectant la matière », la réalité religieuse du diocèse, au plus près du terrain. « Pratiquant ou non, chacun pourra dire ce qu’il attend de l’Église, comment il la voit dans les années à venir. Tous ensemble, nous allons réfléchir pour avancer. Marcher pour ouvrir des nouveaux chemins de joie », poursuit l’évêque.

 

Une assemblée synodale, constituée « de 150 personnes environ », définira des orientations nourries par ces contributions. Des orientations seront votées en mars 2020, et promulguées par l’évêque, à Pontmain… Pour la fête de la Pentecôte.

Quel est le thème de ce synode ? Comment sera collectée cette parole ?

« Tu as du prix à mes yeux, annonce Mgr Thierry Scherrer. Tu comptes pour moi. Ce que tu vis me touche. Ouvrir des chemins de joie c’est aller à la rencontre de l’autre, celui qui est différent, qui ne nous ressemble pas. C’est tendre la main aux petits, aux abandonnés, à ceux qui sont les parias, les mal-aimés de notre société. » Ce principe alimentera les échanges articulés autour de trois assemblées synodales. La dernière se déroulera en mars 2020 à Pontmain.

 

L’assemblée délibérera pendant trois jours, dans la basilique, qui lui sera intégralement consacrée. Pour collecter la parole, des groupes de cinq à sept personnes sont invités à se constituer, dans toutes les paroisses, autour d’un référent. « Tout le monde peut créer une équipe. » Pour s’inscrire « rendez-vous sur le site Internet du diocèse ou écrivez au secrétariat du synode », invite la maison diocésaine.

En quoi cette démarche est-elle rare ?

Un synode d’une telle ampleur « est une première en Mayenne », souligne Mgr Thierry Scherrer. Les deux derniers ont été tenus en 1940 et en 1951. Ils ont duré trois jours. Les statuts synodaux promulgués en 1940 par Mgr Richaud se penchent sur le clergé, le culte divin, le denier du culte. À l’issue de celui de 1951, on s’intéresse notamment aux laïcs, à la légion de Marie, au scoutisme, aux sociétés sportives, à la presse catholique… Pendant deux ans, entre 2015 et 2017, l’évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, Mgr Moutel, a présidé un synode au cours duquel 10 000 pages fournies par 1 000 équipes ont été dépouillées. Au final, 36 orientations ont été votées.

La Croix | Un premier synode diocésain s'ouvre en Mayenne

Article de Mélinée Le Priol, La Croix

 

Ce samedi 19 mai fera date dans l’histoire du diocèse de Laval : c’est ce soir-là que s’ouvre, sous les voûtes de la cathédrale, le tout premier synode diocésain ouvert à la population. Depuis sa création en 1855, ce diocèse rural des Pays de la Loire a connu plusieurs synodes, mais ceux-ci n’avaient jusqu’ici rassemblé que des prêtres.

« Tu as du prix à mes yeux… » Ce verset tiré de l’Ancien Testament (Isaïe 43, 4) sera le thème du synode convoqué par l’évêque Mgr Thierry Scherrer en novembre dernier, avec le sous-titre suivant : « Dans ce monde aimé de Dieu, ouvrons des chemins de joie ! » De la Pentecôte 2018 à la Pentecôte 2020, des équipes de quatre à sept personnes se réuniront régulièrement puis soumettront leurs propositions à une assemblée synodale constituée de 120 à 150 personnes.

 

Si la présence de chrétiens en Mayenne remonte au IVe siècle, le département a connu d’importantes mutations ces dernières décennies, à commencer par l’exode rural. Fortement marqué par l’Action catholique, le diocèse n’est pas moins touché par la sécularisation.

 

La célébration de ce synode coïncide avec la préparation au jubilé du 150e anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie en 1871 dans le village de Pontmain, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Laval.

Vatican News | Le Pape a rencontré des représentants des religions dharmiques

Le Pape François a rencontré ce mercredi 16 mai une délégation de bouddhistes, hindous, jaïns et sikhs présents au Vatican dans le cadre d’une conférence, ainsi qu’un autre groupe de moines bouddhistes venus de Thaïlande.

Le Pape a reçu au Vatican mercredi 16 mai des délégations de moines bouddhistes et de représentants des religions dharmiques.  (Vatican Media)
Le Pape a reçu au Vatican mercredi 16 mai des délégations de moines bouddhistes et de représentants des religions dharmiques. (Vatican Media)

Le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux a organisé mardi 15 mai une conférence sur le thème, «Dharma et Logos - dialogue et coopération à une époque complexe», à laquelle ont participé quelque 200 représentants des religions dharmiques originaires d’Inde (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme et sikhisme), et des chrétiens.

 

Lors d’une rencontre, juste avant la traditionnelle audience générale, place Saint-Pierre, le Pape a remercié les participants à cette conférence. «Le dialogue et la coopération sont essentiels dans une époque comme la nôtre», marquée par les tensions, les conflits et la violence, a insisté le Saint-Père.

 

Il faut remercier Dieu, a expliqué François, «quand des responsables religieux encouragement cette culture de la rencontre en offrant un exemple de dialogue fructueux».

 

Le Pape François a également reçu une délégation de moines bouddhistes venus de Thaïlande lui remettre une copie de leur «Livre Sacré traduit dans la langue d'aujourd'hui par les moines du temple Wat Pho». Le Pape les a remerciés pour ce «signe révélateur de la générosité et de l'amitié que les bouddhistes et les catholiques ont partagé pendant de nombreuses années».

 

François est d’ailleurs revenu sur la rencontre au Vatican entre le Pape Paul VI et le Vénérable Phra Somdej Wanaratana, dont le portrait peut être vu au bureau du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux.

 

Le Saint-Père a ensuite exhorté les catholiques et les bouddhistes à continuer à se rapprocher, avec leurs traditions spirituelles respectives, et à offrir «au monde un témoignage des valeurs de justice, de paix et favoriser la dignité humaine».

LesInrocks | Comment la culture cambodgienne s'est relevée, après la dictature des Khmers rouges

Article de Gaëlle Lebourg du 12/05/2018

 

Honorée et célébrée, la culture cambodgienne est à l'honneur du festival "Cambodge, d'hier à aujourd’hui", jusqu'au 27 mai dans le Grand Paris. Entre des spectacles, des projections, des expos, et des soirées musicales, l'excellente programmation révèle un pays qui a su se relever sans oublier, après la dictature des Khmers rouges.

 

Du 3 au 27 mai, le festival "Cambodge, d'hier à aujourd’hui" relève un pari audacieux, celui d'emmener les Franciliens en voyage dans les terres d'Asie du Sud-Est. Pendant un mois de célébrations artistiques, la culture cambodgienne y est honorée et ranimée. Alors que 90% des artistes cambodgiens ont été tués pendant le génocide des Khmers rouges, à la fin des années 1970, l'association Cambodian Living Arts (à l'initiative du festival), s'est donnée pour mission de faire revivre l'héritage artistique du pays, menacé de disparition.

 

Déjà produit à New York en 2013, "Cambodge, d'hier à aujourd’hui" présente avec éclectisme les talents contemporains du royaume, qu'ils soient photographes, danseurs, cinéastes ou chanteurs. Le festival ne manque pas non plus d'inviter les Cambodgiens de France, "une minorité visible invisible" selon le réalisateur Mathieu Pheung. À la croisée d'une double culture, des artistes de la deuxième génération franco-cambodgienne s'exprimeront sur leur quête identitaire, leur devoir de mémoire et leur soif de représentation.

 

La poésie après l'atrocité

Le 16 mai à 20h30, le spectacle Bangsokol, un requiem pour le Cambodge (complet) contera les temps du génocide et la résistance du peuple cambodgien. Conçu par deux survivants des Khmers rouges, le réalisateur Rithy Panh et le compositeur Him Sophy, Bangsokol loue le souvenir, la réconciliation et la paix, tout en prouvant que la poésie peut poindre après l'atrocité.

 

 

Sur un ton plus léger, le prestigieux Ballet royal du Cambodge présentera son nouveau spectacle, Métamorphoses, les 18 et 19 mai à la Philharmonie de Paris (complet), puis le 25 mai au casino d'Enghein. Fasciné par la grâce de ces danseuses, Rodin leur avait dédié de nombreuses aquarelles, qui prennent ici vie dans la création Métamorphoses. Inscrite sur la liste du patrimoine vivant de l'UNESCO, la danse classique khmère perpétue une tradition millénaire pratiquée dans les temples, devant la cour royale, puis ce mois-ci devant des Parisiens chanceux.

Une danseuse du Ballet royal du Cambodge © Thomy Keat
Une danseuse du Ballet royal du Cambodge © Thomy Keat

La deuxième génération des Cambodgiens de France à l'honneur

Le 13e arrondissement, qui comprend l'une des plus anciennes communautés asiatiques d'Europe, participera lui aussi aux festivités. Le 25 mai à 19h, il mettra la deuxième génération des Cambodgiens de France à l'honneur, lors d'une projection-débat (entrée libre sur réservation).

 

Le film de Mathieu Pheung Une minorité visible invisible sera diffusé dans la salle des fêtes de la mairie, avant un débat avec le documentariste, la réalisatrice Jenny Teng et la bloggeuse française d'origine chinoise Grace Ly. Quarante ans après l'arrivée des premiers réfugiés khmers dans l'Hexagone, les jeunes franco-cambodgiens cherchent aujourd'hui à trouver des passerelles entre leurs deux identités, à travers l'art et la création.

Phnom Penh, de nuit comme de jour

Pour les férus de photographie, la galerie Lee héberge jusqu'au 19 mai l'exposition In the city by night, du Khmer Sovan Philong. La nuit, dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh, Philong a tiré le portrait des personnes qu'il croisait dans la rue, éclairées par le phare de sa moto. Dévoilant une population normalement invisible, ses photos percent l'obscurité et saisissent des scènes simples mais poignantes.

 

Avec l'exposition de Marion Gambin, Olympic Stadium, le festival s'attache aussi à montrer un autre visage de la capitale, cette fois-ci de jour. Affichés du 14 au 31 mai au studio-loft du Patio opéra, les clichés capturent des instants de la vie quotidienne, dans l'emblématique stade olympique de Phnom Penh. Construit en 1962 pour les Jeux Olympiques d'Asie, il est aujourd'hui menacé de destruction, face à l'expansion vertigineuse de la ville. Les habitants l'ont pourtant réinvesti, pour flâner, y faire des cours d'aérobic, nager dans la piscine adjacente ou tout simplement se retrouver.

Électro psychédélique et rock’n’roll khmer

Les amateurs de musique cambodgienne pourront quant à eux se déhancher sur la piste de danse du Musée Guimet, qui accueille dans ses locaux une soirée électro, le "Guimet [Mix]", le 26 mai de 20h à 23h (entrée libre sur réservation). Dorcelsius, un duo (Saphy Vong et Samuel Trifot) de musique électronique "aux résonnances psychédéliques" concoctera un mix spécialement pour l'occasion. La bande musicale croisera les influences cambodgiennes de Saphy Vong et celles de Samuel Trifot, grand baroudeur en Asie.

 

Le lendemain, la ville de Lognes, en Seine-et-Marne, rendra hommage à la musique vintage khmer, lors d'une rencontre sur "l'âge d'or du rock’n’roll cambodgien", de 17h à 18h (entrée libre), avec SO Savoeun, artiste populaire de l'époque. De 19h à 22h, Lognes, première ville asiatique de France accueillera aussi la soirée de clôture du festival (entrée : 10€). SO Savoeun y chantera en première partie, avant de passer le micro à DJ Oro, fondateur du Cambodian Vintage Archive Project,pour bouger au rythme des grands classiques cambodgiens des années 60.

 

Tout le programme est disponible ici, ou sur la page Facebook du festival.

Courrier de la Mayenne | L'Huisserie : le père Journault va retrouver le Cambodge

Article dans le Courrier de la Mayenne de cette semaine. Quelques corrections sur ce qui est écrit :

  • diplômé de Sup de Co La Rochelle (et pas de l'université)
  • la population est à 90% bouddhiste (il y a 9% de Musulmans)

Sinon, c'est globalement bon !

Courrier International | Cambodge. Gros coup dur pour la presse indépendante

La publication d’une enquête sur le nouveau propriétaire du Phnom Penh Post déclenche démissions et limogeages en cascade au sein du journal. Une saignée dans l’un des derniers journaux indépendants du pays.

 

 

 

Après la disparition en septembre 2017 du Cambodia Daily, c’est aujourd’hui au tour du quotidien The Phnom Penh Post d’être pris dans une tourmente éditoriale : un nouveau coup dur pour le débat démocratique au Cambodge à quelques mois des élections législatives, prévues le 29 juillet.

 

Créé en 1992 alors que le pays était encore sous administration onusienne, le journal vient d’être vendu à Sivakumar Ganapathy, un investisseur malaisien.

 

Souvent considéré comme l’un des derniers titres indépendants en anglais, The Phnom Penh Post s’est aussitôt fendu, dans son édition du 7 mai, d’une enquête sur son nouveau patron.

 

“En temps normal, la vente d’un journal ne devrait avoir aucun effet sur la politique éditoriale”, y affirme notamment Ed Legaspi, le directeur de l’Alliance de la presse d’Asie du Sud-est (“Southern Asian Press Alliance”, Seapa), avant d’ajouter: Nous sommes assez inquiets à l’idée que cela puisse arriver au Phnom Penh Post.”

Une crainte prémonitoire : le nouveau propriétaire du Phnom Penh Post ayant immédiatement demandé le retrait de l’article.

 

Dans l’enquête détaillant le parcours de son nouveau propriétaire, The Phnom Penh Post note que ce dernier “dirige une entreprise de relations publiques qui a travaillé pour le gouvernement du Premier ministre Hun Sen”.

 

Démissions à la chaîne sur Twitter

Un travail conduit il y a plus de 25 ans, soutient le patron de presse dans un communiqué. Dans le document qui met en cause la qualité du journalisme mené par ses propres employés, il demande la démission de deux d’entre eux et du rédacteur en chef du journal.

Depuis, les comptes Twitter des journalistes du Phnom Penh Post rapportent les informations affectant leur rédaction. Certains en profitent même pour annoncer leur démission, comme l’un des auteurs de l’article sur Sivakumar Ganapathy…

 

… ou le responsable des pages économiques du journal, Brendan O’Byrne.

C’est aussi via ce réseau social qu’a été annoncé le limogeage du rédacteur en chef du quotidien, Kay Kimsong.

 

 

The Phnom Penh Post est connu pour ses enquêtes et ses reportages décrivant les réalités sociales, l’implication des élites politiques dans les scandales de corruption ou de déforestation et les dérives autoritaires du régime. Il a permis de former de nombreux journalistes cambodgiens. 

Cambodge Mag | Premier ministre : Les travailleurs chinois ne resteront pas au Cambodge

Soucieux de répondre à une certaine inquiétude concernant la forte présence de travailleurs chinois dans le royaume, le Premier ministre Hun Sen a annoncé que le nombre grandissant de Chinois venant travailler au Cambodge n’était pas une préoccupation majeure. Il a également exhorté la population à ne pas percevoir leur présence de façon négative. Cette annonce a été faite lors de l’inauguration de l’Université Kratie mercredi en présence de l’ambassadeur chinois au Cambodge, Xiong Bo.

Le Premier ministre Hun Sen et l’ambassadeur chinois au Cambodge, Xiong Bo
Le Premier ministre Hun Sen et l’ambassadeur chinois au Cambodge, Xiong Bo

“…Le Cambodge accueille chaque année 1,2 million de touristes chinois et de nombreux investisseurs qui contribuent largement au développement du Cambodge…”, a déclaré le Premier ministre, ajoutant que “…le Cambodge attire d’énormes investissements mais notre main d’oeuvre ne peut pas encore répondre à la demande…nous n’avons pas encore suffisamment de travailleurs spécialisés au Cambodge…il n’y a pas lieu de s’inquiéter, ces travailleurs chinois ne souhaitent pas vivre au Cambodge, ils veulent simplement terminer leur travail et apporter de l’argent dans leur pays d’origine et, si le Cambodge pouvait fournir suffisamment de ressources humaines, les entreprises chinoises n’amèneraient pas leurs techniciens…”.

Investissements chinois massifs à Sihanoukville
Investissements chinois massifs à Sihanoukville

De 2013 à 2017, la Chine était le plus gros investisseur au Cambodge. Les Chinois ont investi 5,3 milliards de dollars dans des secteurs clés de l’économie cambodgienne, secteurs bancaire et industriel ainsi que dans les infrastructures. En 2017, le Cambodge a enregistré 183 projets d’investissement représentant au total 6,3 milliards de dollars, une hausse de 75% par rapport à 2016. Au cours des trois premiers mois de cette année, le CDC a décidé d’autoriser les entreprises chinoises à mettre en œuvre 63 nouveaux projets et à développer trois projets existants représentant 400 millions de dollars US d’investissement.

Toutefois, dans certaines provinces, les retombées espérées de ces investissements massifs tardent à se faire sentir et une certaine tension se ferait sentir entre les communautés, en particulier à Sihanoukville où le gouverneur lui-même a fait part récemment de ses inquiétudes, mentionnant également quelques problèmes de criminalité liés à certains ressortissants chinois.