#026 Lundi matin 18/03/2019

Avec quelques paroissiens à la fin de la messe de consécration de la nouvelle église de Chum Kiri (16/03/2019).
Avec quelques paroissiens à la fin de la messe de consécration de la nouvelle église de Chum Kiri (16/03/2019).

Chers amis,

 

La semaine qui vient de s'écouler a été marquée par deux grandes fêtes vécues avec des communautés chrétiennes du diocèse : mardi, avec les chrétiens de Plaw Trey, la célébration de l'anniversaire du martyre du Père François-Xavier Truong Buu Diep, et samedi, avec les chrétiens de Chum Kiri, pour la consécration de leur nouvelle église.

 

Pour une Église aussi minoritaire que l'est l'Église catholique au Cambodge (il n'y a que 0,1 % de Catholiques au Cambodge), ces occasions de rassemblements et de célébrations sont des temps forts qui permettent de se retrouver et de faire corps, en particulier pour les fidèles qui sont dans de toutes petites communautés.

 

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#025 Lundi matin 11/03/2019

Juste avant la messe du 1er dimanche de Carême, avec les catéchumènes qui seront baptisés à Pâques.
Juste avant la messe du 1er dimanche de Carême, avec les catéchumènes qui seront baptisés à Pâques.

Chers amis,

 

Nous sommes donc entrés la semaine dernière dans le temps du Carême. Comme souvent, le fait de vivre ce temps dans un autre pays, avec d'autres repères culturels, me donne de revisiter un peu ma façon de vivre ma foi. Ici, des éléments "annexes" au Carême n'existent pas (Mardi Gras, carnavals...), et personne dans les médias pour évoquer ce temps si important pour les chrétiens ! Il faut rappeler qu'au Cambodge, il y a 0,1 % de Catholiques !

 

La semaine qui vient de s'écouler a donc été placée sous le signe de cette entrée en Carême, avec la messe du Mercredi des Cendres, la messe du 1er dimanche de Carême avec l'appel décisif des catéchumènes qui seront baptisés à Pâques, mais aussi, sous le signe de la détente, puisque vendredi, à l'occasion de la Journée internationale des Femmes, jour férié au Cambodge, j'ai pris ma moto pour aller (re)découvrir le site d'Oudong, à une trentaine de kilomètres au nord de Phnom Penh.

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Message du Pape François pour le Carême 2019

MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LE CARÊME 2019

« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19)

 

Chers frères et sœurs,

 

Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, « accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié » (Préface de Carême 1) pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance » (Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit : « La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême.

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#024 Lundi matin 4/03/2019

Le patio du presbytère de la paroisse de l'Enfant-Jésus, à Boeung Tompun, dans le sud de la ville de Phnom Penh.
Le patio du presbytère de la paroisse de l'Enfant-Jésus, à Boeung Tompun, dans le sud de la ville de Phnom Penh.

Chers amis,

 

Cela fait maintenant 5 mois (déjà !) que je suis arrivé au Cambodge. Mercredi, nous allons entrer dans le temps du Carême... le calendrier liturgique est une aide précieuse pour habiter le temps et prendre conscience du temps qui passe...

 

Au cours de cette semaine, des cours, des rencontres, des célébrations... 

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#023 Lundi matin 25/02/2019

Première crevaison...
Première crevaison...

Chers amis,

 

Une nouvelle semaine qui s'écoule, avec son lot habituel d'activités prévues, organisées, planifiées, et quelques autres !

 

La photo ci-contre est un petit clin d’œil à ce qui arrive très régulièrement ici, compte-tenu de l'état des chaussées qui, même si cela s'est bien amélioré, mettent quand même à rude épreuve les pneumatiques de nos motos. Hier, première crevaison, et première réparation sur le bord de la route : presque partout il y a de petits réparateurs installés sur le trottoir avec outils et compresseur, chambres à air et pneus de rechange... Quand on s'aperçoit que la roue est à plat, il suffit de demander où est le réparateur le plus proche, et généralement on n'a pas loin à aller pour un trouver un (en ville en tout cas). Suivant les cas, le réparateur ressoude une pièce sur le trou, ou change la chambre à air... Pour moi, ce fut le cas, car c'est au niveau de la valve qu'il y avait une déchirure... Bilan financier : chambre à air + main d'oeuvre : 5$ !

 

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#022 Lundi soir 18/02/2019

Les participants à la demi journée de récollection des prêtres du diocèse de Phnom Penh.
Les participants à la demi journée de récollection des prêtres du diocèse de Phnom Penh.

Chers amis,

 

C'est à 22h passé que je me mets à mon clavier pour cette petite chronique de la semaine écoulée. En effet, au moment où j'allais m'y mettre ce matin, un message sur mon téléphone m'a rappelé que j'avais donné mon accord pour une rencontre dans un foyer pour personnes handicapées, à l'autre bout de la ville... et depuis je n'ai pas arrêté ! Une journée placée sous le signe des rencontres, des conversations, des heures passées sur la moto dans les bouchons phnom-penhois, et de la couleur très prononcée qu'on pris mes avant-bras !!!

 

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#021 Lundi matin 11/02/2019

À la fin de la messe du 5 février...
À la fin de la messe du 5 février...

Chers amis,

 

Encore une semaine que je n'ai pas vu passer ! Avec les cours, les messes, les rencontres, les sorties, le travail personnel...

 

La semaine a d'abord été marquée par un événement lointain, pour moi, mais qui m'apporte une grande joie : la naissance d'Inès, le troisième enfant de ma petite sœur. Me voilà tonton pour la neuvième fois (quatre neveux et cinq nièces) ! Grande joie de voir arriver cette petite merveille dans notre famille, mais il me faudra attendre 2020 pour pouvoir faire vraiment sa connaissance...

 

 

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#020 Lundi matin 04/02/2019

Mgr Olivier Schmitthaeusler, Vicaire apostolique de Phnom Penh, et S.E.  Dr. Hang Chuon Naron, Ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports.
Mgr Olivier Schmitthaeusler, Vicaire apostolique de Phnom Penh, et S.E. Dr. Hang Chuon Naron, Ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports.

Chers amis,

 

Une nouvelle semaine s'ouvre ce matin, et pour beaucoup d'habitants du Cambodge, c'est aussi une nouvelle année qui commence ! En effet, ce lundi marque le début des festivités du Nouvel An lunaire, autrement appelé Nouvel An chinois (農曆新年), ou Têt Nguyên Dán (en vietnamien), ចូលឆ្នាំចិន ("tchol tcham tchen" en khmer). Les festivités commencent aujourd'hui et vont durer jusqu'au 7 janvier. Même s'il ne s'agit pas officiellement de jours fériés, nombreux sont les Cambodgiens qui prennent des congés pour ces jours, du fait du grand nombre de Cambodgiens d'origine chinoise ou vietnamienne, ou métissés. Pour en savoir plus sur cette fête, vous pouvez consulter l'article de Cambodge Mag que j'ai intégré ici.

 

Le principal événement de la semaine écoulée a été la venue du Ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports pour l'inauguration des nouvelles installation de l'ensemble scolaire St François - St Paul.

 

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Cambodge Mag | Tradition : Nouvel An Chinois, saviez-vous que…

Un des festivals les plus importants et les plus célébrés dans le monde entier
Un des festivals les plus importants et les plus célébrés dans le monde entier

Festival

Le Nouvel An chinois est un festival qui célèbre le début d’une nouvelle année sur le calendrier chinois traditionnel. Ce festival est généralement appelé le festival du printemps dans la Chine moderne. Les célébrations ont généralement lieu la soirée précédant le premier jour de l’année à la fête des lanternes, qui se tient le quinzième jour de l’année.

 

Lune et soleil

A contrario du calendrier grégorien-solaire, sur lequel se sont fondés en premier les états catholiques en 1582, les Chinois ont bâti leur cycle de douze mois sur celui de la lune et du soleil. Ces derniers ont décidé de fixer le début de la nouvelle année deux lunes après le solstice d’hiver, soit entre le 21 janvier et le 20 février. Ainsi, le soleil pourra entrer dans le signe du Verseau (symbole du renouvellement de la vie) et être favorable aux prochaines récoltes. En 2019, le premier jour du Nouvel An lunaire aura lieu le mardi 5 février. Il marquera le début de l’Année du cochon.

 

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Cambodge Mag | Economie : +25% d’exportations dans le textile

Les exportations de vêtements et de chaussures du royaume ont été évaluées à 10 milliards de dollars US en 2018. Cela représente une hausse de 24% par rapport aux 8 milliards de 2017.

 

Union Européenne

Selon le dernier rapport de la Banque Nationale du Cambodge (BNC), ces exportations ont augmenté de 24% grâce à la bonne performance de l’économie mondiale et à la demande accrue des pays exportateurs : La croissance des exportations de vêtements et de chaussures est due à la meilleure performance de l’économie mondiale, en particulier avec les principales destinations d’exportation telles que l’Union Européenne, qui a acheté 46% des exportations totales de vêtements et de chaussures du Cambodge en 2018. Vienent ensuite les USA avec 24%, le Canada avec 9% et le Japon (8%).

 

Menaces

L’an dernier, la valeur des exportations du textile a représenté 74% des exportations totales du Royaume. Rappelons que ce secteur bénéficie du traitement préférentiel de l’Union européenne “Tout sauf les armes”, qui fait aujourd’hui l’objet d’une révision pour son retrait à l’initiative de la Commission Européenne.

 

Dans une démarche similaire, deux sénateurs américains ont présenté un projet de loi ce mois-ci demandant à l’administration de réexaminer l’admissibilité du Cambodge au traitement préférentiel accordé par les USA dans le cadre du Système généralisé de préférences.

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Asialyst | Cambodge : un casino des Khmers rouges au milieu de la jungle

Casino à Pailin au Cambodge. La ville frontalière avec la Thaïlande a aujourd'hui fortement développé son industrie du jeu. (Source : Far East Vacation)
Casino à Pailin au Cambodge. La ville frontalière avec la Thaïlande a aujourd'hui fortement développé son industrie du jeu. (Source : Far East Vacation)

Par Jacques Bekaert

 

Qui peut affirmer que les Khmers rouges avaient effacé toute trace de capitalisme au Cambodge ? Dans les années 1980, Jacques Bekaert, journaliste devenu diplomate, se rend à Pailin à la frontière thaï, pour évaluer s’il y avait des lépreux et quelle aide apporter. Il tombe alors au milieu de la jungle sur ce qui était sans doute le seul casino khmer rouge.

 

Ce n’était pas mon premier voyage a Pailin. Cette fois, j’étais venu avec le conseiller militaire des Nations Unies, mon compatriote et ami Jan Vanderstein. Notre intention était, entre autres, de rencontrer trois Khmers Rouges qui avaient décidé de se rendre aux autorités de Phnom Penh : Chan Youran, Im Sopheap et Kor Bun Heng. Je les connaissais pour les avoir vu souvent au siège de l’ONU à New York, lors d’Assemblées Générales, ainsi qu’à Jakarta et en Thaïlande.

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#019 Lundi matin 28/01/2019

Mgr Émile DESTOMBES, mep (1935-2016), ici pris en photo par mes soins en 1998. À gauche, le P. Bruno COSME, mep.
Mgr Émile DESTOMBES, mep (1935-2016), ici pris en photo par mes soins en 1998. À gauche, le P. Bruno COSME, mep.

Chers amis,

 

C'est au sortir de la messe que je m'attelle à mon clavier pour vous partager quelques nouvelles de la semaine écoulée. Habituellement, le lundi nous célébrons la messe en fin d'après-midi, mais exceptionnellement ce matin, la messe a été célébrée à 6h, présidée par Mgr Olivier Schmitthaeusler et concélébrée par 5 autres prêtres. En effet, le 28 janvier, outre la fête de St Thomas d'Aquin, c'est le jour anniversaire du rappel à Dieu de Mgr Émile Destombes, mep, qui fut Vicaire apostolique de Phnom Penh de 2001 à 2010, après avoir été le coadjuteur de Mgr Yves Ramousse, mep, de 1997 à 2001.

 

C'est avec lui que j'ai travaillé presque quotidiennement pendant ma coopération, et ce compagnonnage n'est pas pour rien dans le discernement de ma vocation. L'Église du Cambodge lui doit beaucoup, et à titre personnel, moi aussi ! Vous pouvez d'ailleurs consulter une section de ce site qui lui est consacrée.

 

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Cambodge Mag | Société : Quarante ans après, comprendre la société post Khmers rouges

Devant une statue érigée par les Khmers rouges…
Devant une statue érigée par les Khmers rouges…

Le 7 janvier 2019, le Cambodge a fêté les quarante ans de la libération du pays du joug des Khmer rouges. Plus le temps passe et plus les témoins de ce terrible génocide vieillissent. Ils s’effaceront avec le temps, inéluctablement.

 

S’il reste aujourd’hui des lieux de mémoire, anciennes prisons, charniers, qui sont autant de preuves de la cruauté des soldats de Pol Pot, qu’en est il dans les esprits des Cambodgiens et surtout des jeunes, ceux qui n’ont pas connu la guerre ? Comment les anciens bourreaux d’hier ont-il pu cohabiter avec leurs victimes ?

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#018 Lundi matin 21/01/2019

Chers amis,

 

Ce lundi matin 21 janvier, c'est au son des travaux de construction des chantiers environnants que je viens vous partager quelques nouvelles sur l'année écoulée.

 

En effet, sous mes yeux, juste sous ma fenêtre, la paroisse est en train de mener à bien un chantier d'extension de l'école maternelle qu'elle gère. Le chantier en question consiste à ajouter un étage au bâtiment de l'école, à restructurer les espaces intérieurs, et à installer sur la terrasse du dernière étage une culture hydroponique pour faire pousser des légumes bios, si j'ai bien tout compris !

 

J'ai donc pu assister en direct aux différentes phases de la construction (coffrage, coulage du béton, montage des murs en briques, coulage d'une dalle...), avec tous les "à côtés" sonores que vous pouvez imaginer ! De l'autre côté de la maison, nous avons des voisins qui, semble-t-il, construisent une maison sur une toute petite parcelle. La maison sera sans doute assez haute, car en ce moment une énorme machine enfonce dans le sol des piliers pour soutenir les fondations !

 

Tout cela fait que, parfois, j'ai recours aux bons vieux bouchons d'oreille pour pouvoir me concentrer sur mon étude du khmer ! C'est comme ça ! On ne peut pas non plus vivre dans une ville d'1,5 millions d'habitants en plein boum de la construction en s'attendant à avoir le calme d'un village mayennais !

 

Un mot sur la photo en en-tête de cet article : une campagne a été lancée sur les réseaux sociaux dénommée "10 years challenge" "Challenge des 10 ans" : l'idée est de partager côte à côte deux photos de la même chose, de la même personne ou du même endroit, prisent à 10 ans d'intervalle. Voilà ma petite participation, qui m'a permis de me rappeler qu'en 2009, j'avais eu la joie de faire un voyage au Vietnam et aux Seychelles !

 

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Paris Match | Cambodge : étrangers dans leur pays

Cambodge : étrangers dans leur pays (Benjamin Filarski/Paris Match=
Cambodge : étrangers dans leur pays (Benjamin Filarski/Paris Match=

Louise Audibert | Publié le 16/01/2019 à 03h00

 

Bannis des Etats-Unis après leur sortie de prison, ces Cambodgiens se retrouvent dans un pays qu’ils ne connaissent pas. Depuis 2002, une loi sur la double peine permet l’expulsion de résidents permanents américains, et l’administration Trump accélère la cadence. Paris Match a rencontré certains de ces déportés à Phnom Penh.  

 

Quartier de Tuol Tom Pong, Phnom Penh, un soir de mai. Aux abords du marché russe où s’entassent les stands de street food, Kay-Kay, figure emblématique de la communauté des déportés, a ouvert, il y a quelques années, le Cool Lounge. Dans ce petit établissement, le Cambodgien tatoué des pieds à la tête accueille régulièrement les expulsés de l’Oncle Sam. L’un des murs est recouvert d’une énorme fresque représentant Phnom Penh : « Ce sont les enfants du quartier qui l’ont peinte », précise-t-il. Au fond du bar, un grand écran diffuse des clips de rap américain, et la poignée de clients présents chantent les paroles dans un anglais parfait en trinquant. « Comme on a passé la majeure partie de notre vie aux Etats-Unis, on se parle plus en anglais qu’en khmer, même si on le maîtrise aussi », lance l’un d’eux.

 

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#017 Lundi matin 14/01/2019

Vue du pont métallique qui enjambe le Tonlé Sap pour relier Phnom Penh à Chrui Changvar, et de quelques maisons flottantes.
Vue du pont métallique qui enjambe le Tonlé Sap pour relier Phnom Penh à Chrui Changvar, et de quelques maisons flottantes.

Bonjour à tous,

 

Quelques mots ce matin pour vous donner quelques nouvelles sur la semaine écoulée. Au passage, merci à celles et ceux qui viennent lire ce que je vous partage, et qui ont la gentillesse de me le dire !

 

Cette semaine, je retiens principalement trois faits marquants : les retrouvailles avec Vivien, mes premières messes de semaines célébrées entièrement (ou presque) en khmer, et ma première "tournée" de visites à domicile pour porter la communion aux malades de la paroisse.

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La Croix | Au Cambodge, la culture sous surveillance

Le danseur khmer B Boy Slick à Phnom Penh, en février 2017. / Jérémie Lusseau/HansLucas
Le danseur khmer B Boy Slick à Phnom Penh, en février 2017. / Jérémie Lusseau/HansLucas

Eléonore Sok-Halkovich (à Phnom Penh)

 

Les autorités ont interdit la diffusion de plusieurs chansons pop donnant une « mauvaise image » du pays. Le contrôle de la culture populaire s’intensifie à mesure que le pays s’ouvre aux influences étrangères.

 

« Les ouvriers n’ont pas été payés à temps, ils ne peuvent pas rendre visite à leurs familles, et se contentent de leur téléphoner les yeux plein de larmes », chante Mao Hachi, dans Ma terre natale me manque pour Pchum Ben. Une chanson sortie en 2017 à l’occasion de la fête des défunts, Pchum Ben, qui durant trois jours fériés offre une rare occasion aux travailleurs de rentrer dans leurs provinces natales.

 

 

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Fides | ASIE/CAMBODGE - La famille, signe d’amour pour la société en vue du Mois missionnaire extraordinaire

S.Exc. Mgr Olivier Schmitthaeusler MEP, Vicaire apostolique de Phnom Penh
S.Exc. Mgr Olivier Schmitthaeusler MEP, Vicaire apostolique de Phnom Penh

Phnom Penh (Agence Fides)

« Au cours de cette année 2019 que ferons-nous pour pouvoir voir des choses belles et nouvelles ? Nous entrons dans l'Année consacrée à la famille et en juin prochain, nous vivrons un grand rassemblement diocésain de familles. En octobre, il y aura une mission spéciale au cours du Mois missionnaire extraordinaire voulu par le Pape François, au cours de laquelle nous réfléchirons sur la manière dont nos familles peuvent être des signes de l'amour de Dieu pour tous au sein de notre société ». C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Olivier Schmitthaeusler MEP, Vicaire apostolique de Phnom Penh, en rappelant certaines expériences vécues au sein de sa communauté et projetant l'action pastorale tout au long de l'année 2019.

 

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L'Humanité | Cambodge. La mainmise de Hun Sen sur l’économie et... les syndicats

1 200 travailleurs du textile en grève ont été licenciés vendredi. Seuls les syndicats progouvernementaux ont droit de cité. La création d’entreprise est elle aussi soumise à la corruption et à l’appartenance politique.

 

Au Cambodge, la négociation a des airs d’ultimatum. Vendredi dernier, 1 200 travailleurs de l’industrie du textile en grève ont été licenciés sans autre forme de procès. « On nous a dit de retourner à nos postes. Sinon, la société résilierait nos contrats sans compensation », explique Bun Samnang, un représentant des travailleurs de l’usine de vêtements W&D. Leur arrêt de travail s’inscrit dans un mouvement social d’ampleur démarré il y a une semaine dans le secteur de l’habillement. Ils réclament le paiement de leurs indemnités d’ancienneté et de départ pour les salariés en fin de contrat. Après avoir bloqué d’importantes artères de Phnom Penh, les ouvriers ont ensuite occupé leurs usines, déterminés à ne pas céder aux pressions patronales. « Nous n’acceptons pas cela parce que nous pensons que la société ne paiera pas notre indemnité d’ancienneté. En fait, nous avons peur de perdre nos emplois, mais nous n’avons pas le choix », précisait, la semaine dernière, Bun Samnang. Des menaces similaires semblent avoir été proférées dans l’ensemble des usines concernées. À Seduno Investment Cambo Fashion, seule une centaine de travailleurs auraient regagné leurs postes. La mise à pied des grévistes est loin d’être une nouveauté au Cambodge. En 2013, 415 travailleurs d’une usine sous-traitante de Nike avaient subi le même sort. Huit responsables syndicaux avaient quant à eux été jeté derrière les barreaux.

 

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Libération | Cambodge, le réveil amnésique d’un pays

 En quelques années, Koh Pich est devenu le QG de la jeunesse de Phnom Penh. (Photo Morgan Fache. Item)
En quelques années, Koh Pich est devenu le QG de la jeunesse de Phnom Penh. (Photo Morgan Fache. Item)

Par Arnaud Vaulerin, envoyé spécial à Phnom Penh — 6 janvier 2019 à 20:16

 

A l’image de sa capitale, Phnom Penh, le royaume, qui commémore ce lundi les 40 ans de la fin du génocide khmer rouge, est en pleine transformation. Mais malgré les progrès économiques, les inégalités s’accroissent, tandis que la mémoire des crimes de l’ancien régime communiste est reléguée au second plan.

 

On pourrait commencer ici l’histoire du Cambodge d’aujourd’hui. Sur le pont Monivong qui enjambe la rivière Bassac à Phnom Penh. Il y a quarante ans, c’est par cette route nationale 1 que sont entrées les forces vietnamiennes dans la capitale cambodgienne. Au moins 110 000 combattants expérimentés et équipés venaient chasser les Khmers rouges, responsables de la mort d’au moins 1,7 million de personnes entre avril 1975 et janvier 1979, l’un des pires génocides du XXe siècle.

 

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Challenges | Le Cambodge célèbre les 40 ans de la fin du régime des Khmers rouges

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen (C) salue durant une cérémonie marquant le quarantième anniversaire de la chute du régime des Khmers rouges, à Phnom Penh le 7 janvier 2019 (AFP - TANG CHHIN Sothy)
Le Premier ministre cambodgien Hun Sen (C) salue durant une cérémonie marquant le quarantième anniversaire de la chute du régime des Khmers rouges, à Phnom Penh le 7 janvier 2019 (AFP - TANG CHHIN Sothy)

Des dizaines de milliers de Cambodgiens se sont rassemblés lundi dans un stade de Phnom Penh pour célébrer le quarantième anniversaire de la chute du régime des Khmers rouges, une grand-messe orchestrée par l'inamovible Premier ministre Hun Sen.

 

"Aujourd'hui, nous célébrons cette cérémonie afin de raviver le souvenir ineffaçable des crimes les plus haineux du régime de Pol Pot", a déclaré Hun Sen, lui même ancien Khmer rouge.

 

Ces maoïstes radicaux imposèrent aux Cambodgiens quatre années de souffrances et de persécutions entre 1975 et 1979 qui ont fait quelque deux millions de morts.


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La Dépêche | Michel Serres: "Personne ne sait comment nous sortirons de la crise des Gilets jaunes"

Infatigable voyageur de la pensée, auteur prolixe dont la vingtaine d’ouvrages interroge la société sur ses évolutions, Michel Serres, 88 ans, philosophe-visionnaire sur les grands bouleversements du monde et de notre temps, ne s’était encore jamais exprimé sur les Gilets jaunes. Pour le penseur, « ce mouvement est le résultat du déséquilibre que je perçois violemment depuis 20 ou 30 ans entre la société telle qu’elle est advenue et les institutions telles qu’elles sont demeurées, entre l’Homme nouveau et sa représentation politique désuète ». Il mise sur une inéluctable sortie de crise mais se dit incapable d’en dessiner les contours.

 

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#016 Lundi matin 7/01/2019

Nous voilà donc entrés dans cette nouvelle année 2019 ! Quand je repense à tout le battage qui avait été fait pour le passage à l'an 2000 ! C'est tellement loin maintenant !

 

Pour moi, comme je l'écrivais dans mon précédent message, le changement d'année s'est fait à Sihanoukville, sur la côte cambodgienne, au bord du golfe de Thaïlande, alors que j'y ai pris une semaine de repos... enfin, pas seulement de repos ! Je vais revenir un peu sur ces jours passés à Sihanoukville et les environs, pour compléter ce que j'ai pu déjà dire trop rapidement.

 

J'ai donc eu en effet la joie de pouvoir suivre le P. Son, curé de la paroisse, dans différents déplacements pour aller célébrer Noël avec lui et les communautés chrétiennes locales dont il a la charge. En superficie, le secteur pastoral qu'il anime est le plus grand du diocèse de Phnom Penh. C'est donc dans les communautés chrétiennes de Boeng Ta Prom (que je connaissais déjà un peu pour l'avoir visitée en 2017), de Koh Kong et de Srè Ambel que j'ai pu célébrer Noël et rencontrer un peu les paroissiens.

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Eglises d'Asie | Le tourisme d’Angkor Wat ne profite pas aux pauvres

Aux portes de Siem Reap, dans le nord-ouest du Cambodge, se tiennent les temples de l’immense complexe d’Angkor, dont l’ancien temple d’Angkor Wat, symbole du pays, inscrit au patrimoine de l’Unesco. Le site attire plus de deux millions de touristes par an. En 2017, ses revenus ont augmenté de 108 millions de dollars. Malgré tout, les habitants de Siem Reap et des villages alentour profitent peu de cette manne touristique, et le pays est toujours l’un des plus corrompus en Asie.

 

Quand la mère de Por Pisey est tombée malade, son père s’est vu obligé de revendre leur bétail. Il n’y a désormais plus que quelques poulets et quelques chiens dans leur jardin. Les vaches et les buffles qui assuraient leurs revenus ne sont plus là. « Nous sommes tellement pauvres que nous n’avions pas d’autre choix que de les vendre pour pouvoir payer les frais de l’hôpital », explique-t-elle. Por Pisey, 22 ans, vit et travaille à Siem Reap, dans le nord-ouest du pays. Le site est connu comme l’entrée vers le vaste complexe d’Angkor et l’ancien temple d’Angkor Wat. Ce dernier, symbole du Cambodge et principale destination touristique du pays, est inscrit au patrimoine de l’Unesco et attire plus de deux millions de touristes par an. Pourtant, malgré les revenus du tourisme, la plupart des habitants de Siem Reap et des villages alentour vivent dans la pauvreté. Seul un petit groupe de privilégiés bénéficie des temples et de l’industrie touristique qui les entoure. Assise devant la petite maison de bois familiale, Pisey explique que depuis quatre ans, elle travaille pour un hôtel où elle nettoie les chambres et assure le service du petit-déjeuner. Elle travaille huit heures par jour pour seulement 120 dollars par mois. « J’aimerais être payée au moins 150 dollars », espère-t-elle. « Cela faciliterait les choses pour ma famille. Pour l’instant, nous sommes tous dans le besoin et ma mère est toujours à l’hôpital. »

 

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